Microfinance au Bénin : Des structures illégales sous pression

Economie

Le gouvernement s’engage pour l’assainissement du secteur de la microfinance. C’est ce qui explique la première édition des journées portes ouvertes durant quinze jours lancée mardi 17 novembre 2020 au ministère de l’économie et des finances à Cotonou. Une initiative del’Agence nationale de surveillance des systèmes financiers décentralisés (Anssfd) et le Comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance (Csf-Asm).Elles devront se conformer aux règles en vigueur pour exercer leur métier ou disparaitre. Les structures illégales d’octroi ou d’épargne sont désormais mises à nu

. La quinzaine de l’assainissement du secteur de la microfinance ouverte 17 novembre 2020, a pour but d’appeler la population à la vigilance. Ces journées portes ouvertes permettront également de sensibiliser et partager les résultats du 3e recensement national des systèmes financiers décentralisés (Sfd) et les initiatives informelles du secteur de microfinance effectuées en 2019. Le cadre légal et règlementaire régissant le secteur, le bilan des activités du Comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance (Csf-Asm) et des échanges sur les thématiques telles que les activités financières en ligne, le marketing de réseau et le e-commerce. Le point intéressant de la quinzaine, est le renseignement des béninois sur l’existence de structures illégales de collecte d’épargne et/ou d’octroi de crédits dans leur environnement immédiat, le risque qu’ils courent en allant déposer leur argent dans ces structures et la nécessité de les dénoncer. Selon les statistiques de 2013 du Csf-Asm, six structures illégales de microfinance ont été fermées à Abomey-Calavi, Cotonou et Porto-Novo. 2015-2017 : le  Comité de stabilité financière et d’assainissement du secteur de la microfinance a fait fermer treize structures illicites et dont leurs promoteurs ont été poursuivis et emprisonnés. Au vu de ces indicateurs, la clientèle desservie s’élève à près de 2 millions 600 mille FCFA. L’épargne collectée s’élève à près de 134 milliards FCFA, le niveau de l’encourt de crédit se situe autour de 163 milliards FCFA, et des créances en souffrance de près de 13 milliards FCFA représentant environ 8% contre une norme de 3% admise dans le secteur.

 

Bertin Doko