Pollution de l’environnement : L’aéroport de Cotonou bafoue la loi

Environnement

Ce mercredi  23 novembre 2016 aux environs de  7h du matin, il a été procédé dans l’enceinte de l’aéroport de Cotonou à l’incinération de pneus d’avion usagés. La grande fumée qui s’en dégageait à attiré l’attention des populations. Plus tard les sapeurs pompiers accourent pour maîtriser le feu.  

L’irréparable vient d’être commis. L’article 46 de la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin qui stipule que : « toute pollution de l’air au-delà des normes fixées par les lois et règlements est interdite », est allègrement violé dans la plus totale insouciance.

Pour la protection de l’environnement, après la collecte, les opérations d’élimination des pneumatiques usagés, à l’exception de leur réemploi, de leur utilisation pour des travaux publics, des travaux de remblaiement, de génie civil, et l’ensilage, doivent être effectués dans des installations exploitées conformément au code de l’environnement. Comment les cadres en charge de la gestion de l’aéroport de Cotonou ont-ils pu manquer de procéder à l’incinération de ces pneus usagés sans prendre les précautions qu’impose la protection de l’environnement ? Ils devront en répondre suivant les exigences de l’article 110 de la loi cadre sur l’environnement qui déclare:« en matière de pollution ou de rejet de contaminants dans l’atmosphère, sur le sol, dans le sol, dans le sous-sol, en mer, dans les lacs, les rivières, les lagunes et les étangs, l’action publique est engagée contre le chef d’entreprise ».

A chaque fois qu’un pneu usagé est brûlé, il en ressort un résultat de pollution à raison de près de 70 % de carbone, 1% de souffre, 1 % d’oxyde de zinc, 0,5 % d’azote, , 16 % de fer, 7 % d’hydrogène, 4 % d’oxygène, 0,3 % d’acide stéarique, du cadmium à raison de 10 mg / kg, du chrome à raison de 90 mg/kg, du Nickel à raison de 80 mg /kg, du plomb à raison de 50 mg / kg, des liaisons cuprifères  à raison de 200 mg / kg.

 «Lorsque les personnes responsables d’émissions polluantes dans l’atmosphère au-delà  des normes fixées par l’administration n’ont pas pris de disposition pour être en conformité avec la règlementation, le Ministre leur adresse une mise en demeure à cette fin après avis technique de l’agence. », Article 48 de la loi cadre sur l’environnement en République du Bénin. Que le gouvernement prenne ses responsabilités !

Inès KUASSI NANGA