Patrice Talon snobe Boni Yayi

Politique

Le Bénin vient de désigner officiellement son candidat au poste de Secrétaire Général Adjoint pour la Conférence des Nations Unies pour les Changements Climatiques. Ce choix du gouvernement Talon vient barrer définitivement la voie aux ambitions bien nourries et surtout pas cachées de l’ancien président Thomas Boni Yayi.

L’ancien ministre de l’Environnement, de l’Habitat et de l’Urbanisme sous le régime Mathieu Kérékou, Luc Constant Marie Gnacadja,  va briguer le poste du Secrétariat Général Adjoint des Nations Unies pour les Changements Climatiques.  Ainsi en a décidé le Conseil des ministres réunis en fin de semaine dernière, alors que l’ancien président Boni Yayi faisait des pieds et des mains pour être le candidat du Bénin à ce poste. Luc Gnacadja, ancien ministre de l’environnement, a été récemment Secrétaire exécutif de la Convention des Nations unies pour la lutte contre la désertification où il a assuré deux mandats successifs. Ce choix s’explique donc par la connaissance et la maîtrise par ce dernier des dossiers relatifs à l’environnement dans sa globalité.

Le Secrétaire Général Adjoint de la Conférence des Nations Unies pour les Changements Climatiques devra conduire les travaux de mise en œuvre de l’accord de Paris intervenu après la 21ème session de la Convention cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques la COP21. A ce jour, sur les 196 parties à cette convention, 175 pays l’ont ratifié le 22 avril dernier au siège des Nations Unies à New-York. Dans le cadre de cet accord, les Parties se sont engagées à prendre des mesures ambitieuses pour maintenir l’élévation de la température mondiale en dessous de 2 °C d’ici à la fin du siècle.

Luc Gnacadja partira donc battre monts et vallées en compagnie du ministre béninois des Affaires Etrangères, Aurelien Agbénonci, puis qu’il a reçu instruction auprès du président Talon, de mettre en branle son réseau de diplomates pour donner plus de chance au candidat béninois.

En écartant Thomas Boni Yayi de cette dernière opportunité que ce dernier espérait malgré les missions de bons offices diligentés pour plaider en sa faveur, Patrice Talon marque une fois encore son territoire vis-à-vis de son prédécesseur, pour signifier qu’il a définitivement les cartes en main. Boni Yayi devra se contenter des missions d’observation de la Cedeao avec la bénédiction de son beau-frère, Marcel de Souza, président de cette Commission.