Diplomatie : Patrice Talon au Nigéria sans grand bruit

Politique

Le chef d’Etat béninois était chez son homologue nigérian Muhammadou Buhari ce mardi 19 janvier 2021. Une rencontre à huis clos, dont l’ordre du jour n’a pas été communiqué au grand public. Mais la question liée à la fermeture des frontières entre les deux pays, reste une évidence.

Quelques jours après l’annonce de sa candidature pour la présidentielle d’avril 2021, le président Patrice Talon foule le sol du géant de l’Est. Cela fait également un mois que le Nigéria a rouvert ses frontières.  Des interrogations taraudent l’esprit des observateurs de la chose politique et de l’opinion publique. Est-ce pour des accords bilatéraux ? Est-ce pour les situations qui ont conduit à la fermeture des frontières?  Ni les médias béninois ni ceux nigérians n’ont pu fournir des informations officielles sur la rencontre. D’après les recoupements de www.filinfos.info, le président Patrice Talon aurait adressé, il y a quelques semaines, une lettre de demande d’audience à Mahammadou Buhari. Requête à laquelle ce dernier a répondu favorable pour que la rencontre ait lieu. Même si les deux chefs d’Etat doivent aborder des questions d’accord bilatéral, leur engagement pour la lutte contre les crimes transfrontaliers demeure d’actualité. Selon les propos de Femi  Adesina,  conseiller spécial du président Nigérian, Mahammadou Buhari aurait parlé du « bon voisinage ». « Le bon voisinage est très important dans nos vies. La survie de votre voisin est également la vôtre, et nous continuerons à travailler avec nos voisins à la lumière de cette compréhension », aurait-t-il déclaré.  Pour le président Patrice Talon : « Nos relations en tant que voisins doivent rester cordiales », a rapporté le site d’information béninois LES PHARAONS. En 2019, Mahammadou Buhari avait unilatéralement fermé ses frontières avec le Bénin pour ce qu’il a appelé « lutte contre la contrebande de riz » et d’autres produits extérieurs qui inondaient le marché nigérian. Il faudra attendre décembre 2020, soit un an après, pour voir une réouverture partielle des frontières qui ne permet pas encore la libre circulation des deux voisins surtout le passage des camions.

Bertin DOKO