Session au Tribunal d’Aplahoué : Le Procureur, satisfait des travaux

Société

Démarrés le lundi 19 août 2019, les travaux de la session criminelle au Tribunal de Première Instance de Deuxième Classe d’Aplahoué a connu son épilogue le mercredi 4 septembre 2019. La première session criminelle a enregistré à son rôle, treize (13) dossiers de crimes étalés sur l’ensemble des jours ouvrables de la période retenue dans ce cadre. A travers un point de presse, le Procureur de la République, revient sur cette session.

Le Tribunal de Première Instance de Deuxième Classe d’Aplahoué a connu sa première session criminelle tenue conformément aux nouvelles dispositions légales dans le ressort de la Cour d’Appel d’Abomey. Treize dossiers de crimes étaient inscrits au rôle dont les travaux ont duré deux semaines. Pour le Procureur de la République qui a fait un point de presse pour présenter globalement cette première session dont il a conduit les travaux comme garant du ministère public :… « cette session, la première dans l’histoire du ressort de la Cour d’Appel d’Abomey a été l’occasion d’une grande célébration intellectuelle et judiciaire. C’est pourquoi, je tiens à remercier tout particulièrement toutes les personnes et institutions qui ont permis, favorisé, et facilité sa préparation et sa tenue. »

Les faits soumis aux différentes formations de jugement sont relatifs aux crimes de coups mortels, de meurtre, de parricide et d’assassinat ; mais les plus prégnants sont ceux de viol qui ont occupé une bonne partie des travaux. Les juges ont donc eu à se prononcer sur l’ensemble de ces treize (13) dossiers portés au rôle en rendant des décisions qui leur ont paru justes et correctes dans le secret de leurs délibérations. Pour le Procureur de la République, Fidèle Ikô Afé (photo) : « Au terme de cette session, trois types de décisions ont été rendues. D’abord, il y a eu une décision de prescription de l’action publique à l’encontre d’un accusé décédé d’une crise liée à une affection tuberculeuse juste avant sa comparution devant le tribunal. Ensuite, il y a eu une décision d’acquittement au bénéfice du doute pour un accusé de viol. Enfin, il y a eu onze (11) décisions de condamnation à diverses peines de réclusion criminelle. Dans ce denier groupe, la peine de condamnation la moins élevée est de six (06) années de réclusion criminelle pour des faits de viol et celle la plus élevée est la condamnation à vingt (20) années de réclusion criminelle pour des faits de parricide. »

Dans la foulée, le Procureur de la République a tenu a salué toutes les personnes qui se sont impliquées pour la réussite de cette session. Dans son programme de rapprocher la justice des justiciables, cette première session criminelle dans un Tribunal de Première Instance de Deuxième classe est un bel exemple de témoignages. Fidèle Ikô Afé, songe déjà aux prochains défis qui lui seront confiés par le Garde des Sceaux, lui qui tire de cette assise, une grande leçon : « la nécessité d’une bonne formation de tous les acteurs de terrain de la chaîne pénale ; je veux parler des Officiers de Police Judiciaire, des Auxiliaires de justice du domaine médical »

 

G-E. NANGA