Communes du Bénin : L’EFOB relève des dysfonctionnements

Société

Au terme d’une mission d’audit du 16 octobre au 08 novembre 2020, des Elus Français d’Origine Béninoise (EFOB) dressent les points positifs et négatifs notés dans la gestion des administrations territoriales.  Les premiers résultats des travaux ont été présentés au siège de l’Association Nationale des Communes du Bénin (ANCB). Même si les agents sont dévoués beaucoup de choses restent à corriger.

Du 16 octobre au 08 novembre 2020 s’est tenue une mission d’audit sur la gestion des administrations territoriales, principalement dans les communes cibles de l’étude : Cotonou, Covè et Djougou. Les Elus Français d’Origine Béninoise (EFOB) se sont basé sur les critères de l’observance juridique, des finances publiques et de la qualité des services rendus. « Nous avons rencontré des agents dévoués. Ce qui explique parfois leur surnombre », a affirmé Michel Padonou, le Chef de la Mission.  « Le plan de formation des agents doit être central dans toutes les communes, parce qu’il n’y en a presque pas », a-t-il ajouté.  L’autre problème est lié aux erreurs répétées sur les actes d’états civils. « Est-ce de l’inattention ou manque de formation ? », s’est interrogé Michel Padonou. « Une commune ne peut se satisfaire que les agents viennent au travail avec leur propre ordinateur, leur propre connexion internet et transportent sur leurs outils personnels privés des informations sensibles de la commune ou de l’Etat » a déclaré le Premier vice-président de l’EFOB. Pour lui c’est une responsabilité politique que doivent assurer les communes. Sans pour autant finir, il a pointé du doigt « la masse de photocopieuses neuves en panne présente dans les communes », un gâchis de l’argent des contribuables. Pour plus de dynamisme, l’EFOB propose certaines pistes immédiatement applicables. « Il faut une régie d’avance, pour éviter les procédures longues et périlleuses qui handicapent fortement la réactivité des services et des agents lorsqu’ils doivent acheter de petits matériels comme le crayon qui n’étaient pas prévus dans le collectif budgétaire ou budget primitif », a suggéré Olivier Sègbo, le porte-parole de l’EFOB. « Il n’y a pas d’outil d’évaluation, pas de tableau de bord, pas de cartographies de risques. Il n’y a pas également d’actes juridiques de nomination de certains agents », a fait remarquer le Secrétaire Général Isdeen Ouabi. Selon ce dernier, ces outils en plus de la formation continuelle sont à prendre en compte pour des prestations qualitatives des mairies. L’Association des élus français d’origine béninoise, avait déjà mené une telle mission en 2018 dans trois autres villes du Bénin. Le rapport de l’enquête sera remis aux autorités compétentes du gouvernement pour la mise en œuvre des recommandations.

 

Bertin DOKO