Covid-19 et Transport en Commun : Inconscience ou négligence ?

Société

La pandémie de la covid-19 est toujours présente dans le monde comme au Bénin et ce malgré les diverses tentatives pour tenter de là stopper. Mais en même temps, des citoyens ne voient pas l’ampleur du virus pour y mettre des leurs et éviter qu’elle s’approche d’eux. C’est bien le cas des transports en commun communément appelé “Tôkpa-tôkpa“.

Comment peuvent-ils être à ce point inconscient et négligeant ? En pleine pandémie de covid-19, où tout le monde tente par tous les moyens pour éviter la maladie, d’autres l’invitent et l’amène à la porte d’à côté. C’est le cas des transports en communs communément appelé “tôkpa-tôkpa“ qui ne comprennent pas encore l’ampleur du virus. Pourtant le 30 mars dernier, le gouvernement de la rupture avait interdit la circulation de ces minibus en raison du nombre de passagers qu’ils mettent dans leur minibus mais aussi et surtout, pour éviter la propagation de la maladie. Mais dès que l’Etat a relâché la pression, le désordre a repris. Aujourd’hui, force est de constater que ces chauffeurs sont ‘’durs d’oreilles’’ et ne retiennent pas l’histoire passé. Certes, c’est épouvantable d’être traité de mauvais élève. Mais ces chauffeurs le sont. Ceci serait qualifié de négligence notoire et d’inconscience pure.

Les erreurs passées se répètent

Aujourd’hui, les bus roulent avec un effectif pléthorique de passagers à l’intérieur. On en trouve quatre voir cinq sur le même banc, collés les uns contre les autres, parfois même sans cache-nez. Aucun respect de la distanciation sociale, ni de porte de masque. Aussi entassés que des sardines dans une boîte de conserve, ses passagers n’ont pas d’autre choix que d’accepter cela pour éviter de payer des sommes deux voire trois fois plus chères aux conducteurs de taxi-moto à qui la situation profitait. Cela conduit généralement à l’expansion de cas positifs à la covid-19. La preuve, le Bénin a enregistré une centaine de nouveaux cas positifs à la covi-19 ces derniers jours. C’est ce qui ressort du bilan publié sur la plateforme digitale du gouvernement, portant ainsi le nombre de cas à deux mille huit cent quatre-vingt-quatre (2884). La maladie se repend à un rythme effréné. Le gouvernement prend certes des mesures pour l’éviter mais la population ne lui rend pas la tâche facile.

Aux grands maux les grands remèdes 

Dans un contexte aussi dangereux, l’Etat n’a pas d’autres choix que de prendre ses responsabilités. Il devra prendre des mesures pour permettre la survie de sa population. Lesquelles mesures consisteraient d’abord, à sensibiliser les citoyens et en particulier les chauffeurs de bus sur la responsabilité qui les engage dans cette crise de la covid-19. Ensuite, par le biais de son ministre de l’Intérieur, prendre des arrêtés pour limiter le nombre de passagers dans les minibus, à raison d’au plus trois personnes par banc munies de leurs cache-nez. Et enfin, les forces de l’ordre doivent veiller au grain pour punir ses chauffeurs récalcitrants et indélicats qui dérogeraient à la règle. La covid-19 est toujours en train de faire des ravages. La covid-19 est l’affaire de tous. Tachons de respecter les gestes barrières pour éviter d’être contaminé.

Yan ATAYI