Grève sur le campus d’Abomey Calavi : 48h de débrayage des étudiants

Société

Depuis le 24 novembre 2020, les responsables des associations estudiantines de l’Université d’Abomey-Calavi ont déclenché une grève de 48 heures, pour exiger des autorités, la satisfaction de toutes leurs revendications. Cette décision intervient après la tenue de leur Assemblée Générale constitutive.

La colère gagne le rang des étudiants. On lit dans leurs yeux, la fureur, la rage. Ceux-ci fustigent leurs conditions de vie et de travail misérables. Au cours de leur Assemblée générale, plusieurs décisions ont été prises en vue de l'amélioration de leurs situations de vie et de travail précaires. Ils exigent la reprise des élections dans le processus de désignations des doyens, la justice à feu Théophile Dieudonné Djaho et encore, le respect de la franchise universitaire. Ce sont les revendications majeures qui ressortent de l’Assemblé Générale des organisations estudiantines les plus représentatives que sont l’Union nationale des scolaires et étudiants du Bénin (Unseb) et la Fédération nationale des étudiants du Bénin (Fneb). Aussi faudrait-il ajouter que les étudiants réclament avec véhémence l’affichage sans délai des listes restantes des bénéficiaires d'allocations universitaires à la Direction des bourses et secours universitaires (Dbsu), l’achat de nouveaux bus pour faciliter le transport des étudiants afin d’éviter l’entassement des étudiants et la mise en danger de leurs vies. Ils demandent aussi l'élargissement des services du Cous-AC vers les autres campus et centres universitaires comme par exemple la Fss, l’Inmes, l’Eneam, l’Inpjes et bien d’autres. Ainsi, les deux organisations estudiantines ont appelé les étudiants à se mobiliser pour trouver une solution aux problèmes dont est victime la couche estudiantine. Selon le président de la Fneb, Venceslas Edoh Akakpo,  C'est parce que les étudiants ne se mobilisent pas massivement pour participer aux Assemblées Générales afin de prendre des décisions clairvoyantes, que ces maux persistent encore. Il a ainsi exhorté les étudiants à les soutenir afin qu'ils obtiennent gain de cause. « Nous les invitons à se mobiliser autour de nous pour avoir une solution à nos revendications » a-t-il tonné. Même son de cloche chez son homologue de l’Uneb, Ludger Zannou qui a décidé d’« engager les démarches nécessaires pour la satisfaction des revendications ». Par ailleurs, il faut souligner qu’un fort détachement policier est présent sur le campus pour décourager tout acte de vandalisme qui serait organisé par les grévistes et qui aurait pour but de perturber les activités académiques.

 

Yan Atayi