Violence à l’égard des femmes : « Il reste beaucoup à faire au Bénin »

Société

Le 25 novembre de chaque année, la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes est célébrée. Les organisations de la société civile du Bénin ne sont pas restées en marge de l’édition 2020. Pour Vicentia Adjovi, la présidente de l’Ong « ça suffit », le phénomène subsiste dans plusieurs localités du Bénin qui appelle à l’engagement de tous.

« Orangez le monde : financez, intervenez, prévenez, collectez ! ». Tel est le thème global de la journée internationale pour l'élimination des violences à l'égard des femmes, édition 2020. Dans le contexte béninois, la situation des violences faites aux femmes et aux filles demeure une préoccupation majeure.  Selon la présidente de l’Ong « ça suffit », cette journée ne devrait pas être une journée de plus. « Chaque jour, chaque minute, des millions de femmes dans le monde subissent des violences. Et malheureusement, avec la crise sanitaire mondiale qui sévit actuellement, le taux de violences domestiques a sensiblement augmenté », a fait constater Vicentia Adjovi. Des efforts sont consentis par le gouvernement et des organisations de la société civile. Mais le Bénin est loin du compte. « Nous avons encore beaucoup à faire pour que les violences à l'égard des femmes soient derrière nous. Il y a encore des zones rouges en matière de violences dans nos départements », a-t-elle affirmé. Sans soutien des autorités, les OSC sont limitées et parfois à bout de souffle. C’est pourquoi la présidente de l’Ong « ça suffit », exhorte les dirigeants au niveau local, communal, départemental et national à s'impliquer davantage dans la lutte contre les violences à l'égard des femmes. Ceci pour l’épanouissement de la gente féminine. Cette journée du 25 novembre marque le début de la campagne de 16 jours d'activisme contre la violence basée sur le genre qui s'achève le 10 décembre lors de la journée internationale des droits de l'homme.

Bertin DOKO