CAN Egypte 2019 : Les Écureuils… ! Jusqu’au bout

Sport

Après trois participations (2004-2008-2010), à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations, le Bénin a attendu 9 ans pour une autre phase finale. Et ce fut l’année des records pour ces Ecureuils qui ont vendu cher leur fourrure.

Tunisie 2004. Le Bénin se qualifie à une première phase finale de Coupe d’Afrique des Nations et est logé dans le groupe D. Le Maroc l’a étrillé 4 buts à 0, l’Afrique du Sud 2 buts à 0 et le Nigéria l’a aussi battu sur le score de 2 buts à 1. Ce seul but béninois, l’œuvre de Moussa Latoundji, était apparu comme une victoire pour l’ensemble des efforts qui ont été fournis depuis les indépendances, parce que le Dahomey avait une histoire mais n’a jamais pris part à une phase finale de Coupe d’Afrique des Nations.

Ghana 2008. Le Bénin se retrouve en compagnie du Nigeria, de la Côte d’Ivoire et du Mali. Résultat, aucun match gagné. Trois matches, trois défaites. Encore une expérience douloureuse.

Angola 2010, Michel Dussuyer a pris les rênes des Ecureuils. Le Nigéria et l’Egypte ont battu le Bénin, respectivement par 1 but à 0 et 2 buts à 0. Face au Mozambique, le Bénin a enfin décroché son premier point en arrachant un « 2 buts » partout. Au lendemain de cette expédition, l’ancien gardien des buts de l’AS Cannes Michel Dussuyer a été limogé.

9 ans plus tard donc, les Ecureuils, laborieux parviennent à se qualifier derrière l’Algérie, battant lors de la dernière journée qualificative les Eperviers du Togo. Aux commandes un certains Michel Dussuyer, qui entre-temps a emmené la Guinée (2015) et la Côte d’Ivoire (2017), à la CAN

En Egypte, Michel Dussuyer, a un objectif à lui fixé par les nouvelles autorités. Passé le premier tour.

Sur papier, les deux plus gros adversaires du Bénin, ont un palmarès impressionnant. Le Ghana avec les frères Ayew, et le Cameroun avec un certain Bassogog, meilleur joueur de la dernière édition de CAN en 2017.

La suite, les Ecureuils ont livré un match mémorable contre les Black Stars et ont grappillé leur premier point de la compétition. Face aux Djurtus de la Guinée Bissau, ils ont raté une occasion d’une première victoire à une phase finale de CAN, en obtenant un nul vierge. Cette déception a été vite conjuguée au passé parce que le dernier duel face aux Lions Indomptables devait se jouer au mental. Finalement c’est avec ce match nul et vierge que les Ecureuils obtiennent une qualification pour le tour suivant aux forceps. Résultat, aucun match gagné, trois matches, trois nuls et les Ecureuils s’offrent les Lions de l’Atlas en huitième de finale.

Ce qui caractérise aujourd’hui les joueurs de l’équipe nationale, reste cette détermination à écrire les plus belles pages de l’histoire du football béninois.

Après de nombreux balbutiements, le football béninois présente un autre visage autre que celui qu’on lui a connu par le passé. Une équipe solidaire, au mental de ne pas s’avouer vaincu quelque-soit l’adversaire. La belle victoire sur les Lions de l’Atlas du Maroc lors des huitièmes de finale en est une illustration parfaite. Malgré l’infériorité numérique, les Ecureuils sont allés chercher une victoire précieuse, synonyme de qualification pour les quarts de finale. Un stade jamais atteint. Ces gamins sont prêts à aller jusqu’au bout.

 

 

Ghyslain-Euloge NANGA