Décès de Maradona : ‘’On a fini par croire que rien ne pourrait lui arriver’’ dixit Joseph Antoine Bell.

Sport

Ce mercredi 25 novembre 2020, le football a perdu l’un des meilleurs joueurs de toute son histoire. Légende incontestée du cuir rond mondial, Diego Armando Maradona s’est éteint à l’âge de 60 ans. En émoi, le monde du football pleure la disparition du ‘’dieu du football argentin’’ avec consternation et tristesse.

2020, une année historique. L’histoire retiendra que non seulement plusieurs personnalités politiques, culturelles et sportives sont mortes en 2020 mais également que c’est cette année que ‘’ La main de Dieu’’ a rejoint les cieux. Comme une bombe sur la planète football, l’information est tombée dans l’après-midi de ce mercredi 25 novembre 2020. Diego Armando Maradona n’est plus. Opéré d’un hématome de cerveau il y a quelques semaines, l’ancien joueur de Naples est mort d’une crise cardiaque. ‘’ Dieu est mort’’ titra d’ailleurs le quotidien français L’Equipe au lendemain du décès de l’argentin. Depuis l’annonce de sa disparition, les hommages se multiplient à travers le monde pour saluer la mémoire de celui qui est surnommé ‘’El pibe de Oro’’, le gamin en or. De son héritier Lionel Messi à la star portugaise Cristiano Ronaldo en passant par le roi Pelé, les hommages continuent d’affluer sur ‘’El Diez’’. L’ancien gardien des lions indomptables du Cameroun, Joseph Antoine Bell qui a aussi rencontré le génie argentin lors du mondial 90 s’est confié à notre rédaction. Tout comme tous les autres anciens joueurs, le gardien camerounais à la retraite s’est dit aussi attristé par la disparition de Maradona. «On est triste et nostalgique. On a beau avoir été préparé ou on aurait dû être préparé mais on l’a jamais été. Parce qu’on a fini par croire que rien ne pouvait lui arriver. Tout le monde sait que Maradona a été plusieurs fois malade, plusieurs fois amené d’urgence mais ça n’a pas fait croire qu’il pouvait disparaitre aussi tôt. C’était un joueur exceptionnel. Naples a réussi des choses grâce à lui. L’Argentine aussi. La plus grosse perte est celle de sa famille. Parce que eux, ils ont perdu quelqu’un avec qui ils vivaient tous les jours. Pour le foot, il a tout donné » a-t-il indiqué. Se remémorant du match d’ouverture de la coupe du monde 1990 entre les lions Indomptables et l’Albiceleste, l’ancien gardien de but de l’Olympique de Marseille a rappelé que c’est ce match qui a permis de réaménager les lois de jeu du football. «C’est après cette coupe du monde que la FIFA a décidé de mettre en place une commission pour changer la physionomie du jeu. Cette commission de réflexion qui a amené les règles du jeu. Le tacle par derrière c’est désormais carton rouge. Avant ce n’était pas comme ça. La mise en danger de l’intégrité physique d’un adversaire, carton rouge direct. Ce sont des choses qui n’existaient pas. L’intégration du gardien au jeu de telle sorte pour qu’il puisse jouer au pied.  Avant il le prenait à la main et c’était devenu une tactique d’anti jeu. Je pense que ce match Argentine – Cameroun y a été pour beaucoup. » a-t ’-il expliqué.

 

Rivel Gansè